Six cents photos classées en six catégories, chaque catégorie étant elle-même divisée en quatre sous-catégories...
Si vous ne voulez pas tout regarder, je vous recommande en priorité les deux catégories « Rotorua » et « Taupo » pour la géothermie.
Il y a aussi la ville de Napier qui est originale. En 1931, cette ville a été détruite par un tremblement de terre meurtrier suivi d'un incendie. Le séisme souleva une zone marécageuse et le fond de la baie, dégageant de nouveaux terrains à bâtir. La reconstruction suivit de strictes règles antisismiques, et les architectes adoptèrent le style Art déco en vogue à l'époque. Les bâtiments aux teintes pastel, aux lignes sobres et aux décors élaborés forment un ensemble qui a acquis une renommée internationale.
Dans les sous-catégories "Cultes", vous pouvez vous amuser à chercher les petites anomalies. Ainsi à Wellington, mais aussi à Napier où nous avons suivi la direction indiquée par une jolie pancarte qui disait "Historic old Church"... Sur place, nous voyons une grande église très jolie, mais en rentrant à l'intérieur, nous découvrons un magnifique restaurant, avec une somptueuse décoration, très "tendance" et un tantinet "provoc" pour une église. Nous y avons déjeuné, fort bien d'ailleurs, et sur notre demande, on nous a donné les explications écrites de l'histoire du lieu. Cet emplacement avait bien été celui d'une église (dès 1858) qui fut déconsacrée en 1972 !
La géothermie, dans la région volcanique au centre de l’île, fut la découverte la plus marquante de notre voyage. Ce sont des phénomènes passionnants. Geysers, cratères, lacs à 75 degrés, mares de boues bouillonnantes, fumerolles (vapeur d’eau qui sort du sol de partout), lacs aux couleurs incroyables et variées selon les composants chimiques contenus dans l’eau (jaune pour le soufre, orange pour l’antimoine, blanc pour la silice, vert pour l’arsenic, rouge-brun pour l’oxyde de fer, noir pour le soufre et le carbone, violet pour le manganèse).
La deuxième chose remarquable est la grande diversité de la végétation due à un climat doux et très humide. Il pleut très souvent, il ne gèle jamais (sauf sur les hauteurs des volcans bien sûr), la température hivernale ne descend pas en dessous de 5 degrés. On trouve donc des forêts denses avec des essences très variées qu’on ne s’attendrait pas forcément à voir cohabiter. Les fougères arborescentes (magnifiques) sont partout, y compris dans les nombreuses forêts de conifères. Les fougères arborescentes sont presque toujours mêlées à une forêt dense leur assurant une bonne humidité du sous-bois.
Troisième chose, la faible densité de la population. L’habitat est presque uniquement composé de maisons individuelles. Nous n’avons vu des immeubles d’habitations qu’en plein centre d’Auckland où l’on a volontairement favorisé cela afin de maintenir vivant le centre-ville. Dans les endroits très touristiques où nous nous sommes arrêtés (et c’était aussi les grandes vacances chez eux), rien n’est saturé, on ne fait jamais la queue, il reste toujours des places partout.
La quatrième chose frappante est l’obésité d’une très grande partie de la population, toutes origines ethniques confondues. Les « muffins » sont excellents, les rayons de chips (et autres gâteaux apéritifs) impressionnants, les glaces dans toutes les mains.
Cinquième remarque. Le tourisme y est parfaitement et agréablement organisé. Les prix sont plus qu’honnêtes.
Nouméa, dimanche 10 février 2008.
Fanny.